Qu’est que le transhumanisme démocratique?
Le Transhumanisme Démocratique
Version 2.0
James Hughes Ph.D.
Études des politiques publiques
Collège Trinité
http://www.changesurfer.com/Hughes.html
La biopolitique est un axe émergent de la politique moderne au côté de la politique économique et culturelle. Les transhumanistes sont des personnes qui embrassent les technologies qui prolongent et améliorent le cycle de vie «naturel», sans se soucier de leur effet, des limitations ou institutions sociales et représentent l’extrémité progressiste du nouveau continuum biopolitique. Les bioluddites qui appellent à l’interdiction des technologies qui menacent le «naturel», sont l’extrémité conservatrice de la nouvelle biopolitique.
Cependant, la biopolitique ne fait que compliquer le paysage politique préexistant, elle ne le remplace pas. Il y a des Chrétiens fondamentalistes, des centristes et des féministes qui forment des alliances pour s’opposer à au génie génétique humaine et à la nanotechnologie. Alors que les transhumanistes sont, moins différents, et adhérent surtout à l’une ou l’autre des idées de la doctrine néolibérale.
Les transhumanistes démocrates, les sociaux-démocrates pro-technosciences ou les techno-utopistes de gauche sont manifestement absents de leur niche théorique dans ce nouveau paysage politique. Cet essai est une tentative pour identifier les transhumanistes démocrates et à encourager leur union.
Le transhumanisme démocratique provient de l’affirmation que les êtres humains seront généralement plus heureux quand ils prendront le contrôle rationnel des forces naturelles et sociales qui contrôlent leurs vies. La confiance dans la science et la démocratie était plus liée aux 17ième, 18ième et 19ième siècles, et les techno-utopistes radicaux dominaient son ombre, les luddites romantiques de gauche. Depuis la deuxième guerre mondiale, cependant, le luddisme a supplanté le techno-optimisme de gauche, alors que les néolibéraux sont devenus les champions vocaux de la technologie. Le luddisme a aussi relevé l’ascendance de la bioéthique occidentale qui a un intérêt professionnel à épouvanter les nouvelles technologies. Le nouveau Comité en bioéthique du Président des États-Unis, George W. Bush, et la lutte sur l’utilisation des embryons dans la recherche montre clairement le rôle important croissant que les bioéthiciens joueront dans la biopolitique émergente.
J’argumente pourquoi les démocrates devraient embrasser la science, la technologie et le transhumanisme: (1) le luddisme de gauche assimile mal à propos les technologies aux relations de pouvoir autour de ces technologies, la politique de technologie démocratique demande la reconnaissance des avantages potentiels de la technologie, pas simplement un effort futile de ralentir toute innovation technologique, (2) la technologie peut nous aider à surmonter certaines des causes fondamentales des inégalités de pouvoir, (3) le luddisme de gauche est ennuyeux et déprimant, il n’a aucune énergie pour inspirer des mouvements pour créer une nouvelle et meilleure société.
Puis j’argumente que les transhumanistes néolibéraux ont besoin de s’engager avec la démocratie puisque (1) une intervention de l’État est nécessaire pour répondre aux menaces catastrophiques des technologies d’amélioration humaine, (2) seules des politiques étatiques crédibles et efficaces pour éviter les conséquences catastrophiques des nouvelles technologies pourront rassurer les publics réticents que celles-ci ne doivent pas être interdites, (3) les politiques sociales doivent explicitement répondre aux inquiétudes du public que la biotechnologie exacerbera l’inégalité sociale, (4) les pratiques monopolistiques et la loi sur la propriété intellectuelle trop restrictive peuvent sérieusement retarder le développement des technologies d’amélioration humaine et restreindre leur accès, (5) seules des alliances avec d’autres minorités culturelles et biologiques, ainsi qu’une société et un État démocratique libéraux forts peuvent garantir que les «post-humains» ne sont pas persécutés, et (6) les transhumanistes néolibéraux sont inconsistants dans le débat pour le marché libre au motif de son «naturel» élaboré alors que les transhumanistes sont les champions de l’artificiel.
Enfin, je présente un programme en onze points pour les transhumanistes démocrates: (1) bâtir le mouvement transhumaniste, (2) garantir la liberté morphologique et l’autonomie corporelle, (3) défendre la recherche scientifique contre les interdits luddites, tout en embrassant les règlements de sécurité et d’efficacité légitimes, (4) protéger l’accès au savoir scientifique de la loi sur la propriété intellectuelle trop agressive, (5) développer le financement fédéral pour la recherche des technologies d’amélioration humaine, (6) créer des projets d’assurance maladie incluant les technologie d’amélioration humaine, (7) développer le soutien fédéral à l’éducation (8) fournir des formations d’emploi et un revenu aux sans emplois, (9) être solidaire des minorités sexuelles, culturelles et raciales, particulièrement avec les minorités morphologiques telles que les handicapés et les transsexuels, (10) soutenir les droits des grands singes, des dauphins et des baleines, (11) renforcer une fédération démocratique mondiale.
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